Escalade

L'escalade ou l'art de défier la gravité, découvrez l'un des sports le plus gestuel au coeur des Alpes entre le lac d'Annecy et le massif du Mont Blanc. Tous les niveaux et tous les styles, alors pourquoi pas vous?

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Escalade

L'escalade est un sport exigeant mais les falaises autour d’Annecy sont l’endroit idéal pour l’initiation. Vous pourrez vous initier à l’escalade avec une vue spectaculaire sur le Lac d’ Annecy.
Ici calcaire est très adhérent mais surtout très sculpté, l’escalade est peu athlétique et donc très adaptée aux débutants mais aussi aux experts jusqu’a 8c en falaise !
Les sites du Biclope, des Grandes Suites, du Mont Veyrier et des Aravis font parti des plus beaux sites d’Europe.
Chaque année les guides d’Annecy entretiennent et équipent de nouvelles voies et écoles d’escalades autour d’Annecy pour vous permettre de grimper en sécurité.
Stage de plusieurs jours  ou école d'escalade découvrez notre panel d'activités autour de la grimpe.

Les guides de l'activité Escalade

Jérémy Janody
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Jérémy Janody

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Charles Dubouloz
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Charles Dubouloz

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Qu’est ce que l’escalade ?

L’escalade est une pratique qui consiste à gravir à “mains nues” une falaise, une paroi rocheuse de quelques mètres seulement à plusieurs centaines de mètres. On distingue l’escalade libre de l’escalade artificielle. Faire de l’escalade libre signifie grimper uniquement avec les prises du rocher, les points d’assurages n’étant présent seulement pour garantir la sécurité du grimpeur. L’artif’ (escalade artificielle) permet au grimpeur d’accéder à des parois où les prises qu’offre le rocher ne sont pas suffisantes pour s’élever. Pour cela, il utilise beaucoup de matériel lui permettant de se hisser mètre par mètre sur la paroi.

Il faut noter que beaucoup d’anciennes voies d’artif’ sont désormais parcourues en libre grâce à l’augmentation du niveau en escalade libre.


 

Quelles sont les différentes “disciplines” en escalade ?

Les grimpeurs disent tout le temps : “Bon ce week-end on va grimper ! “ Mais grimper où ? Sur quoi ? C’est haut ? Il faut une corde ? On va aborder toutes les facettes de l’escalade, activité plus variée que ce que l’on pourrait penser !

Tout d’abord le support. On peut pratiquer l’escalade sur du rocher : calcaire, granit, gneiss, grès, conglomérat sont les principales roches sur lesquelles on peut grimper, sachant qu’un calcaire haut-savoyard n’est pas pareil qu’un calcaire des Calanques ! La richesse de l’escalade se trouve dans la variété des roches que l’on peut grimper, aucune falaise n’est pareille ! Autre support possible, la résine. Autrement dit l’escalade en salle, qui a le vent en poupe en particulier dans les grandes villes. Plus de problème de météo, accès facile, matériel en place et pratique aseptisée ! Pratique pour garder la forme pendant les longs mois d’hiver, même si les puristes du rocher seront un peu réticents.

Maintenant que vous savez sur quoi on peut grimper, il s’agit de savoir comment on peut grimper. Pour cela, on va voir toutes les possibilités, de celles les plus abordables nécessitant le moins de matériel à celles de plus grandes envergures et plus engagées.

La vue globale de nos activités escalade

  • Le bloc : Dire qu’on fait du bloc c’est grimper des passages de faible hauteur, 2 à 4m, en salle ou bien en extérieur. L’effort est en général court mais intense. Il vous faut seulement une paire de chaussons d’escalade pour avoir une précision et une adhérence maximale, un crashpad, qui est un matelas indispensable au “bloqueur” d’extérieur pour amortir une possible chute, et de la magnésie pour assécher vos mains.
  • L’escalade sportive : On peut la pratiquer aussi bien en salle qu’en extérieur. Ici on grimpe des voies, allant généralement de 10 à 40m de haut. La voie est équipée d’ancrages positionnés régulièrement tous les 1 à 4 m qui permettent au grimpeur de s’assurer au fur et à mesure qu’il grimpe, c’est ce qu’on appelle “grimper en tête”.

Concernant le matériel nécessaire, aux chaussons il faut rajouter par grimpeur un baudrier, un casque, une longe, un système d’assurage et 2 mousquetons. Pour une cordée, il faut une corde de 70 ou 80 m et 15 dégaines. Les dégaines, formées de 2 mousquetons reliés par une sangle, sont utilisées par le grimpeur pour relier les points d’ancrages à sa corde, qu’il va clipper régulièrement dans celles-ci sur toute la longueur de la voie.

 

  • L’escalade en grande voie : Jusqu’à maintenant vous grimpez des voies “d’une longueur”, c’est-à-dire des voies avec un seul relais, où vous pouvez facilement descendre en moulinette d’une seule traite. Avec l’escalade en grande voie, plus de limite de hauteur ! Les techniques de base restent les mêmes, mais il faut grimper plusieurs longueurs. Autrement dit, le grimpeur de tête (leader), arrivé au relais, s’y sécurise avec sa longe et assure son “second” (celui qui grimpe en moulinette). Une fois les 2 grimpeurs au relais, le leader part dans la longueur suivante, assuré par son second qui est toujours longé au relais. On répète cette technique autant de fois qu’il y a de longueurs (parfois une trentaine!) ! Concernant le matériel nécessaire, il faut rajouter des mousquetons à vis, quelques sangles, un anneau de cordelette par grimpeur ainsi qu’une corde à double. Vous vous demandez peut-être pourquoi prendre 2 cordes ? Cela permet, si besoin est, de faire des rappels plus longs pour descendre, de grimper “en cordée de 3” et de clipper alternativement l’un ou l’autre des 2 brins selon la disposition des ancrages dans la longueur.

           Des grandes voies dépaysantes

  • L’escalade en terrain d’aventure : Aussi appelée “escalade traditionnelle” ou “trad”, elle peut se pratiquer sur une ou plusieurs longueurs. Ici, pas ou très peu d’ancrages à demeure sur la falaise, le grimpeur installe ses propres protections amovibles dans le rocher au fur et à mesure de son ascension et les récupère directement. C’est ce que les anglo saxons appelle “clean climbing”. Ici, en plus du matériel classique de grande voie on amène beaucoup de “quincaillerie”. Des coinceurs, qui sont des blocs en métal de formes et tailles variés reliés par un câble, que l’on verrouille dans des fissures se rétrécissant à un moment donné. Des coinceurs mécaniques, appelés “friends” sont aussi très utilisés. Ils sont indispensables dans les fissures parallèles où les coinceurs classiques ne peuvent pas se positionner. Ils sont constitués de 4 cames, pouvant être rétractées en tirant sur une simple poignée, permettant de les insérer dans une fissure. En relâchant la poignée, les cames s’écartent et permettent le maintien et la résistance du friend dans son emplacement.

Cette pratique nécessite une grande expérience de l’escalade, une bonne maîtrise des manips’ de corde et de pose des protections. Connaître son matériel et son fonctionnement est très important, n’hésitez pas à vous former auprès de professionnels ou de grimpeurs expérimentés.

Du trad à Annecy !

  • Le psychobloc : Autre pratique plutôt marrante, le psychobloc ou deep water soloing consiste à grimper au dessus de l’eau, de la mer en général uniquement avec vos chaussons et maillots de bain ! Réception rafraîchissante garantie !


 

 Faut-il être costaud pour pouvoir faire de l’escalade ?

Ce sport qui peut paraître impressionnant et très physique en particulier dans les vidéos et sur les réseaux sociaux est en réalité accessible à tout le monde. Pas besoin d’être Hulk ou de savoir faire 50 tractions d’affilée ! En effet, les bases de l’escalade sont la recherche d’équilibre, les sensations avec le rocher, la proprioception ainsi que la souplesse (pour les plus chanceux !). La notion de force intervient seulement à un niveau plus élevé. Si grimper en falaise vous fait peur, vous pourrez commencez tranquillement en salle, en bloc et en voie afin d’apprendre les principes d’assurage et vous familiariser petit à petit avec le matériel, la hauteur, votre corps. Si l’envie d’aventure vous est trop forte, c’est le moment d’aller en falaise ! Des copains expérimentés, un stage de découverte sur une falaise qui vous fait rêver… Alors vous êtes tentés ? C’est parti !

 

 Les cotations en escalade, comment ça marche ?

En escalade, on classe les voies selon une échelle de difficulté, évoluant sans cesse vers le haut depuis les dernières décennies. Pour cela, on utilise des cotations, composées d’un chiffre allant de 3 à 9 et subdivisé en 3 niveaux : a, b ou c. Concrètement, un 5c est plus difficile qu’un 5a et un 6c plus facile (moins dur !) qu’un 7b. Actuellement, le plus haut niveau atteint est le 9c, par le célèbre grimpeur tchèque Adam Ondra.  

On pourrait classer les cotations en 3 catégories :

  • 3a au 5c : niveau débutant
  • 6a au 7b : niveau confirmé
  • 7c et + : niveau expert

Pour les cotations en bloc, c’est la même chose ! Cependant, on peut considérer que les cotations bloc sont plus sévères qu’en voie, sachant que le plus haut niveau atteint est le 9a bloc. Autrement dit, même si c’est une discipline différente, un 6a bloc est plus difficile qu’un 6a en voie. On a l’habitude de dire que l’on peut retrouver des mouvements de 6a bloc dans des voies en 6c/7a.



 

Les meilleurs spots d’escalade

On peut dire que vous n’êtes pas tombé dans le pire pays pour grimper ! La France regorge de falaises en tout genre dont un bon nombre d’entre eux mondialement connues. Les Gorges du Verdon pour les grandes voies sur un calcaire de folie dans une ambiance à couper le souffle, les Calanques pour la diversité des voies et la beauté du paysage, Céüse dans les Hautes Alpes pour ses voies extrêmes et les Aiguilles Rouges pour ses grandes voies en face du Mont-Blanc. Le site d’Ailefroide dans les Ecrins, le massif des Aravis, célèbre pour son calcaire parfait, le Salève en Haute-savoie, les Gorges du Tarn et de la Jonte dans les Cévennes ou encore Bavella en Corse sont des sites à ne pas manquer !

Pour le bloc, la forêt de Fontainebleau est un site que tout bloqueur devrait connaître ! Des beaux blocs de grès sont aussi posés un peu plus au sud dans les Alpes de Haute Provence à Annot.

Il y a vraiment énormément de sites à visiter, alors à vos chaussons !

Bien sûr, il n’y a pas qu’en France… Un petit point rapide sur les autres sites d’escalade du reste du monde.

Le Yosemite aux Etats-Unis, paradis granitique pour les grimpeurs en quête de très grandes voies (big wall), les Blue Mountains en Australie, l’île de Kalymnos en Grèce, Siurana et Margalef en Espagne, les Gorges de Taghia au Maroc et les très connues Dolomites en Italie ! 

Pour nos amis bloqueurs, il y a Rocklands en Afrique du Sud, Hueco Tanks et Bishop aux USA et plus près de chez nous Albarracin en Espagne et Magic Woods en Suisse ! 

 

Les personnages qui ont marqué l’histoire de l’escalade

On peut considérer le début de l’alpinisme par la première ascension du Mont-Blanc en 1786 par J.Balmat et M.Paccard. Cependant, difficile de savoir qui a eu en premier l’idée d’escalader un bout de rocher ! On pourrait citer le grimpeur allemand Hans Dülfer, personnage moteur dans le développement des techniques et du matériel au début du XXème siècle, en promouvant l’usage des mousquetons et des pitons dans les voies d’escalade. Il est aussi l’inventeur d’une technique de progression en fissure basée sur l’opposition des forces entre les jambes et les bras à laquelle il donnera son nom. L’autrichien Paul Preuss, qui a une vision de puriste, va marquer l’escalade libre en grimpant des voies difficiles pour l’époque, dans son propre style : sans corde ni mousqueton, à la montée… et à la descente !

Dans les années 30, des personnages comme l’italien Emilio Comici vont être à la recherche de la beauté en escalade, de l’esthétisme dans les mouvements. Pendant ce temps, Pierre Allain invente le descendeur et les chaussons d’escalade, qui vont révolutionner la pratique de l’escalade et permettre l’augmentation du niveau. Les années 40 et 50 voit l’apparition du “Grec”, Georges Livanos qui va ouvrir des centaines de voies dans les Calanques avec Gaston Rébuffat, ainsi que dans les Dolomites.

Mais c’est dans les années 80 que l’escalade libre va vivre son plus grand changement : sa démocratisation auprès du grand public. Le film “La vie au bout des doigts” diffusé en 1982, qui met en scène Patrick Edlinger grimpant dans le sud de la France, très soucieux de l’esthétique et de l’éthique va bouleverser l’image et l’avenir de l’escalade. Place à l’engagement pour certains, au libre moderne pour d’autres. Le niveau explose, des voies dans le 8ème degré sont ouvertes et réalisées pour certaines avec une facilité déconcertante. Aujourd’hui, Adam Ondra se balade dans le neuvième degré et réalise le premier et unique 9c de l’histoire. L’escalade est désormais un sport très pratiqué, et ce grâce au développement des salles d’escalade dans toutes les grandes villes.

Son avenir est difficile à cerner ! Le niveau va-t-il continuer à grimper ? Les grimpeurs vont-ils se diversifier comme c’est de plus en plus le cas ?

A vous de nous le dire !

 

 

 

 

Dans tous les cas, il est important d’aborder avec votre guide de manière honnête  votre expérience en montagne et votre forme physique; en tant que professionnels nous nous adapterons et vous proposerons une course qui vous correspond. L'escalade est un sport de plein air qui présente quelques risques, mais nos guides sont là pour vous encadrer et vous faire découvrir cette activité dans les meilleures conditions.