Cascade de Glace

Le froid, les cascades de glace et l’adrénaline, vous grimpez sur les chemins de gel qui remplissent chaque printemps le lac d’Annecy, elles sont raides et parfois faciles, les cascades de glace qui entourent le lac d’ Annecy sont de vraies merveilles de la nature. Equipé de piolets et de crampons , nos guides mènent des cordées de givrés cascadeurs sur ces structures éphémères qui continuent de nous faire rêver.

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La cascade de glace est une expérience unique et hivernale.

Le Bureau des guides d’Annecy vous invite à grimper d’impressionnantes formations de glace, chemin de givre et d’eau, la cascade de glace est le sport le plus engagé et le plus exigeant de l’alpinisme, entre technicité et équilibre, venez découvrir les cascades de glace qui entourent le lac d’Annecy et ses environs, de l’initiation au grimpeurs givrés à la recherche de « Freestanding » nous serons vous faire accéder a cet univers féérique et cristallin. Une aventure exceptionnelle que nous rendons accessible chaque hiver au plus grand nombre.

Les guides de l'activité Cascade glace

Jérémy Janody
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Jérémy Janody

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Daniel Traber
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En savoir plus sur la cascade de glace

 

Qu’est ce que la cascade de glace ?

La cascade de glace est une activité hivernale qui consiste à gravir, armé de piolets et de crampons, une cascade gelée. Cette pratique, comme la glace, est éphémère et peut donc se pratiquer seulement quelques mois dans l’année sur des sites bien précis et la plupart du temps dans une ambiance féérique. 

Quel matériel utilise-t-on pour grimper sur la glace ?

Pour pouvoir évoluer sur cette matière froide et glissante, les glaciéristes utilisent des piolets et des crampons, appelés “pioches” et “crabes” dans le jargon. Les piolets sont des piolets traction, cambrés pour assurer de bons ancrages dans la glace vive et ergonomiques afin d’avoir le maximum de confort et de dextérité dans les mains. Les crampons eux aussi sont techniques, ils possèdent une ou deux pointes avant fines et dentelées pour pénétrer et tenir dans la glace. 

 Mais il faut bien s’assurer pour grimper ! Alors on utilise du matériel classique d’escalade à savoir des dégaines, des sangles, un casque, un baudrier et des cordes. Ces dernières possèdent un traitement hydrophobe afin d’éviter qu’elles ne se gorgent d’eau. Pour progresser en sécurité, le grimpeur pose ses propres points de progression appelés broches à glace. Il les visse dans la glace, c’est à lui de choisir le meilleur endroit où les placer, à la recherche de glace de qualité et en quantité suffisante.
Mais qui dit cascade de glace dit températures négatives ! Il est donc nécessaire d’être équipé chaudement de la tête aux pieds. Un bonnet fin pour mettre sous le casque, des sous vêtements thermiques, une polaire, une doudoune, une veste et un pantalon étanche dans lesquels vous êtes à l’aise et des chaussures de montagne chaudes, rigides et cramponnables. Ce qu’il ne faut surtout pas oublier ce sont les gants ! Une paire sur soi, une autre au chaud dans la veste !

Vous êtes maintenant parés pour vous frotter à la cascade de glace !

Les alpinistes ajoutent en général une paire de raquettes ou de skis de rando pour accéder plus facilement à certaines cascades nécessitant plus d’approche.

Faut-il déjà être un grimpeur confirmé pour grimper une cascade de glace ? Petite vidéo ici

Cette pratique est ouverte à tous, bien que nécessitant une bonne condition physique, que vous soyez confirmés ou débutants en escalade, il existe des sites appropriés pour débuter en douceur et appréhender progressivement vos “engins” ! Les conseils d’un guide de haute montagne seront précieux, il vous guidera dans votre progression pour qu’à la fin de la journée vous ayez pris le maximum de plaisir. Cette pratique se débute par de l’escalade en moulinette lors de sorties encadrées, c’est - à - dire assuré par le haut avec la corde déjà installée dans le relais. Progressivement, vous deviendrez de plus en plus à l’aise, souhaitant vous diriger vers du perfectionnement. Vous pourrez alors grimper en tête, en mettant votre broche à glace, sous l’oeil d’un guide de haute montagne qui va vous apprendre tous les secrets de la glace. Les grandes cascades, les ressauts de glace raide ou les sommets vous attirent ? Tentez l'expérience avec nous !

Les cotations en cascade de glace, comment ça marche ?



On retrouve deux types de cotations : la première, en chiffre arabe, exprime la difficulté technique c’est-à-dire l’inclinaison de la cascade et les possibilités de protection ; la seconde, en chiffre romain, nous informe sur la difficulté et l’engagement global de la cascade, pour les cascades de plusieurs longueurs.

Degré 1 : marche sur glace avec crampons.

Degré 2 : une longueur à 60°, courts passages raides.

Degré 3 : 70/80°, glace bien fournie.

Degré 4 : 80/85°en moyenne, on peut rencontrer un petit mur vertical.

Degré 5 : 85/90°, quelques passages verticaux ne dépassant pas 20 m.

Degré 6 : plus de 30 m à 90°. Protection potentiellement complexe.

Degré 7 : supérieur à 90° et/ou glace fine et fragile. Mauvaises protections.

 

Grade I : escalade courte et « clé en main ». Pas de dangers objectifs.

Grade II : une ou deux longueurs, descente en rappel possible. Dangers objectifs possibles sur une courte section.

Grade III : plusieurs longueurs, approche et/ou descente longue. Dangers objectifs sur une partie de l’ascension.

Grade IV : longue escalade, approche et/ou descente complexe. Dangers objectifs possibles sur toute la cascade.

Grade V : longue ascension typée haute montagne. Descente difficile et retraite aléatoire.

Grades VI et VII : plus long, plus dur, plus engagé…
 

Les meilleurs spots de cascade de glace

Val de Cogne (Italie)

Kandersteg (Suisse)

Et dans nos Alpes Françaises :

Glacier d'Argentière (Haute-Savoie - Chamonix)

La Grave (Hautes-Alpes)

Freissinières, Le Fournel (Hautes-Alpes - Briançonnais - Pays des ecrins)

Le Queyras (Hautes-Alpes)

Des cascades artificielles sont formées chaque année à Pelvoux dans le massif des Ecrins et à Aiguilles dans le Queyras.

D’autres pratiques “gelées” se pratiquent aussi en montagne l’hiver dans ces massifs : 

La goulotte : Très prisées de beaucoup de grimpeurs car se déroulant la plupart du temps en haute-montagne, cette activité hivernale est semblable à la cascade de glace. Cependant, la glace, contrairement à la glace des cascades qui est une “glace d’eau”, est formée suite à l’accumulation de neige et d’eau dans des dièdres et cheminées dans certaines faces, très travaillée par les conditions. Cette pratique demande une bonne expérience de la montagne en hiver.

Le mixte : Étroitement lié à la goulotte qui comporte généralement (et de plus en plus) de passages “mixtes”, il consiste à utiliser les techniques de rocher, de glace et de dry tooling pour réaliser une ascension. On retrouve cette pratique alpine dans les plus grandes faces nords des massifs de l’Oisans et du Mont-Blanc .

Les couloirs : Les couloirs se distinguent des goulottes par un critère : Ils peuvent être descendus à skis. Ils sont donc moins raides et plus larges et sont en condition de neige (parfois dure). Ils se parcourent en général en hiver et au printemps avec pour but un sommet, la montée se fait à pied, le plus souvent avec les skis sur le sac pour une descente plus rapide et agréable.

La cascade de glace, comme le ski hors-piste est une pratique qui est fonction des conditions en montagne du moment. Il faut des précipitations suffisantes pour avoir de la “matière” à figer et un froid suffisamment important. On distingue les cascades de glace à “gros débit” des cascades à “ruissellements”. Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est pas forcément les gros débits qui forment des grandes cascades de glace. En effet, il faut des conditions particulières : un froid puissant et surtout prolongé (plusieurs semaines), de plus en plus rare dorénavant dans les Alpes. Les cascades à ruissellements quant à elles sont les cascades qui se forment le plus facilement et peuvent, en cas de fortes précipitations, former des cascades massives.

Pour grimper une cascade, il est nécessaire de s’informer sur quelques points.

Les températures : Celles des jours précédents la sortie, et celles du jour même. Les cascades sont sensibles aux variations de températures, et contrairement à ce qu’on pourrait penser un froid brutal est plus dangereux qu’un redoux progressif.

Le redoux est par contre à surveiller de très près pour l’escalade de structure suspendues comme des cigares, ceux-ci étant très sensibles.

Les risques d’avalanches : Il est très fréquent que des cascades se situent en dessous de couloirs ou de pentes pouvant être menaçants en cas de grosses chutes de neige. L’approche à pied, en raquettes ou bien en ski de randonnée peut aussi comporter des risques d'avalanches.  Il est donc nécessaire d’être informé sur les risques d’avalanches dans le secteur, d’étudier attentivement le BRA (Bulletin des Risques d’Avalanches) et d’être bien équipé (DVA, pelle, sonde).

Et quand il n'y a pas de glace ?

On n’est pas obligé de ranger nos piolets et crampons ! Vous pouvez aussi vous initier au dry tooling, ce qui signifie grimper avec vos outils sur du rocher. Cette pratique permet de s'entraîner en précision, gestuelle, force et de considérer votre piolet comme une partie de vous ! 
Cette activité plutôt atypique est devenue une discipline à part entière dans les année 90. Les grimpeurs ont grimpé avec leurs engins sur le rocher bien plus tôt, mais seulement pour relier des structures de glaces interrompues, où le passage sur rocher était obligatoire.