Plan de préparation pour le Mont Blanc

5 avr. 2019
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 Chaque année, des milliers de personnes tentent cette ascension technique pour atteindre les 4810 mètres d’altitude. Gravir le sommet de l’Europe est un rêve pour nombreux d’entre nous. 

Mais le Mont Blanc est surtout un objectif sportif exigeant qui nécessite d’une préparation sérieuse.

En effet, ce n’est pas une course facile, et où l’on se doit d’être endurant et bien acclimaté.

La météo est un facteur qui influe beaucoup sur la course. Les températures y sont négatives, et lorsque le vent et la neige s’invitent, la course prend une toute autre dimension.

 

Nous vous avons donc préparé un plan de préparation sur 9 semaines afin d’arriver en forme pour réaliser ce sommet !

 

La préparation physique 

Faire le Mont Blanc implique d’être endurant (pour encaisser les 8/10 heures de marche qui vous attendent) et d’avoir un bon cardio.

Il vous faudra donc au minimum, une fois par semaine, courir ou faire 2 heures de vélo.

Vous pouvez reposer sur ce plan :

 

Attention ! Ne vous surentrainez pas, l’idée n’est pas d’épuiser votre corps. 

Vous pouvez envisager entre deux et trois entraînements par semaine mais il faut y aller par paliers : si vous n’avez pas l’habitude de faire plus d’une séance de sport par semaine, ne passez pas directement à trois entraînements par semaine.

 

Ne négligez pas le renforcement musculaire. Vos muscles vont être mis à rude épreuve ! 

Vous pouvez faire, 30 minutes par semaine, des séries d’exercice comme la chaise contre un mur, des fentes, des squats. Par exemple, vous pouvez faire des séries de 6x20” (récupération : 10 secondes entre).

L’acclimatation

Il ne faut surtout pas négliger l’acclimatation. Même avec une super préparation physique, si votre corps n’est pas habitué à l’altitude, le Mont Blanc pourrait être difficile à atteindre. 

La réaction à l’attitude est très aléatoire, et imprévisible. 

Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) peut survenir avec des symptômes de vertige et de grande fatigue. Cela pourrait vous contraindre à faire demi-tour et renoncer au sommet.

Il est donc important, si possible, pendant votre préparation, de faire des randonnées en altitude (et si vous pouvez, avec des nuits en refuge aux alentours des 2000-2500 mètres d’altitude).

Dans tous les cas, il est très important de faire plusieurs courses d’acclimatation la semaine précédant l’ascension. Le Bureau des Guides d’Annecy vous propose des stages d’acclimatation sur deux ou trois jours avec l’ascension du Mont Blanc sur les derniers jours :

 

 

La récupération

Une bonne préparation passe par une bonne récupération. Beaucoup d’idées fausses reposent sur le fait qu’il faut en faire beaucoup pour être au top de sa forme. FAUX ! 

Les muscles ont besoin de se régénérer et il est important de bien récupérer après votre séance. Si vous avez fait une séance la veille, l’idéal est de vous laisser un jour de repos (pas de séance), mais où vous pouvez privilégier la marche pour une récupération active. Par exemple, prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur. Sans faire de séances de sport, vous aurez quand même bougé dans la journée et vous aurez donc évacué les toxines présentes dans votre corps.

Les clés de la récupération :

  • Le sommeil 
  • L’hydratation
  • Les étirements
  • Une bonne alimentation (afin d’apporter à votre organisme les nutriments qu’il a perdu pendant l’effort : glucides, protéines, lipides et tout autres minéraux…)

 

 

L’alimentation et l’hydratation

L’alimentation et l’hydratation ont un rôle important dans votre objectif, qu’il s’agisse de pendant la préparation ou du jour J.  

- QUELQUES JOURS AVANT L’ASCENSION :
Avant l’effort, privilégiez les sucres lents (riz, pâtes, pommes de terre, céréales…). 

- PENDANT LE JOUR J :
Il est important de se ravitailler pendant l’ascension pour éviter les coups de mou.

Pendant, prenez des sucres rapides présents dans des pâtes d’amandes, de fruits, de barres de céréales, de compotes à boire pour les efforts.

S’hydrater ! Une déshydratation de 2% génère une baisse de performance physique de 20%

L’effort long que vous allez fournir nécessite d’avoir assez d’apports pour tenir. Il est nécessaire de s’hydrater très régulièrement, avec si possible une boisson isotonique (vous pouvez en trouver chez les marques Aptonia de Decathlon, Isostar…).
En effet, une eau plate ne vous apporte pas les ressources (vitamines, minéraux) perdues au long de votre effort. 

- TOUT AU LONG DE VOTRE PREPARATION :
Il est important pendant votre préparation d’alimenter votre corps en lipides, qui sont des véritables ressources pour les efforts longs. Il s’agit de graisses animales (dont il ne faut pas abuser) et végétales (huile d’olive et de tournesol, fruits secs…). 

Il est également important de nourrir vos muscles grâce aux protéines, présentes dans les viandes blanches, le poisson, les oeufs, le fromage etc…

 

La préparation mentale

« Quand la tête va, tout va ! »

Pour atteindre un tel objectif, vous pouvez également travailler sur votre mental. Cette course est loin d’être facile et il faut se préparer à vivre des instants de cette belle aventure plus difficiles et épuisants, voire gérer des conditions imprévues.

Les moments plus difficiles peuvent engendrer du stress. Or, le stress crée des tensions musculaires et est très énergivore. Il est donc important d’apprendre à maîtriser ses émotions, son stress et d’apprendre à améliorer sa concentration.

 

« Je ne peux pas », « Je n’y arriverais pas », « Je n’en peux plus », « C’est trop dur ». 

Le corps ressent ce que l’esprit pense. Ce dialogue interne négatif entraîne un état physique de plus en plus négatif. Il faut donc savoir prendre conscience de ses pensées négatives pour les transformer en pensées positives.

 

Faire des exercices de visualisation :

  • Se placer dans un état d’esprit positif et de confiance en vous.
  • Visualiser le fait que vous allez faire Mont Blanc : cela paraît peut-être bête, mais visualiser un évènement vous permet de l’encrer dans votre esprit et votre concentration sera davantage présente.
  • Avoir des situations de référence dans des situations plus complexes (comment dans le passé, en moment de difficulté, j’ai géré mon stress et réussi à passer ce cap ?) et modifier son monologue interne négatif (« Je n’en peux plus », « Ce n’est pas possible ») en positif (« Je peux y arriver »).

 

Il est nécéssaire d’apprendre à se connaître afin d’appréhender ses faiblesses, difficultés pour pouvoir anticiper ses réactions le jour J.

 

Et surtout, ayez confiance en vous : sentez-vous prêt, évitez de ressentir des craintes. 

 

Une dernière chose.. Assurez-vous à la veille de votre départ d’avoir fait un check sur tout votre matériel pour ne pas avoir de stress de dernières minutes.

Alors, bonne préparation, et rendez-vous sur le toit de l’Europe !